La mission de Hub-Grade ?

Hub-grade est un agent immobilier digital donc notre métier c’est d’agréger tout l’immobilier de bureaux flexibles, que ce soit en coworking avec des acteurs comme NextDoor, Spaces, WeWork, en centre d’affaire avec Regus ou Bureau Club ou des entreprises ayant des espaces inutiles dans leur bureaux avec de la colocation d’entreprises. […] En d’autres termes, c’est un vrai package d’immobilier de bureaux clé en main.”

Pourquoi WeWork a-t-il besoin de passer par Hub-grade?

“Le marché du coworking est en train d’exploser, il y a énormément de concurrence qui apparaît. Dans l’immobilier, il y a toujours eu des commercialisateurs et le coworking n’échappe pas à la règle. Le travail de WeWork c’est d’administrer des espaces de bureaux et de faire en sorte que les espaces soient de la meilleure qualité possible pour les clients et nous HubGrade – notre travail c’est de vendre leur espace.”

Quelles sont les prochaines étapes du développement d’Hub-Grade?

“La prochaine étape c’est l’ouverture au bail 3-6-9 : HubGrade s’est longtemps positionné comme un acteur spécialisé du flexible et aujourd’hui, on se rend compte que nos clients ne viennent pas en disant ‘je veux être en coworking’ mais  ‘je veux quinze postes de travail, j’ai tant de budget : qu’est ce qui me correspond le mieux?’”

Comment souhaites-tu positionner HubGrade dans le futur?

“On veut se positionner comme le leader de l’accompagnement des TPE, PME et startups dans la recherche de bureaux que ce soit en bail 3-6-9 ou en flexible, aujourd’hui essentiellement sur Lyon et Paris qui représente 80% du marché. […] On veut sortir de la case de player digital pour rentrer sur un registre différent avec le développement de la gestion et […] de services autour du bureau pour accompagner nos clients.”

 

Un petit mot sur le développement rapide de WeWork?

“Je pense que c’est un peu le jeudu monopoly en ce moment: ‘si moi je ne monte pas sur cet actif là alors c’est un concurrent qui va y aller’ et le marché des actifs qui correspond au cahier des charges de WeWork à Paris n’est pas infini. […] Il y a un gros enjeu pour les exploitants de coworking avec Covivio mais aussi Gecina. Aujourd’hui, Gecina sont propriétaires de 2% des mètres carrés de bureaux en île de France donc s’ils décident de mettre 10% de leur patrimoine en flexible, il n’y aura plus de patrimoine pour les exploitants. […] Il y a un sujet, c’est de dire que tant que les foncières ne le font pas, prenons les mètres carrés qu’ils nous laissent prendre à bail ».

Sur le positionnement des autres gros acteurs en France comme Nextdoor ou Spaces, quel est ton avis?

“Pour moi c’est un positionnement qui est quand même très proche et les acteurs qui ont innové sont plutôt la Foncière des Régions avec WeliO et Gecina avec Second Desk avec une offre plutôt corporate. NextDoor lui s’appuie sur la locomotive WeWork et Spaces sur la force de frappe Regus. Il faut savoir que les leaders de l’immobilier flexible dans le monde c’est Regus et non WeWork. […] Regus a raté le train de remarketer le concept mais ils le font avec cinq ans de retard avec Spaces et je n’ai pas trop de doute sur leur capacité à l’exécuter.”

Selon toi, y-a-t’il encore un coup à faire dans le marché?

“Il y a un monceau de choses à faire car tout le marché se concentre sur le haut de gamme et le très haute gamme, les offres sont très très proches, elles sont différenciées et marketées mais la gamme tarifaire est assez proche et les services sont assez proches. Il y a toute une partie du marché qui a été oubliée par les acteurs, ce sont les TPE et les PME qui représentent aujourd’hui 30% des transactions à Paris. Ces gens là, qui prennent des petites surfaces en 3-6-9, ne vont pas dans les espaces de coworking car ils sont trop cher. Il y a un très gros sujet à faire sur du flexible avec des tarifs accessibles.”

Selon toi, à quoi va ressembler l’immobilier de bureaux de demain ?

“Je pense qu’il n’y aura pas de bail pour les surfaces de moins de 1000m2,  pas forcément du partage mais des locaux clés en main avec un service d’office management et une seule facture, un seul prestataire, un seul interlocuteur et plus de flexibilité dans les négociations. Après sans doute de nouveaux acteurs vont apparaître pour rationaliser un peu les coûts avec l’utilisation de la data et les objets connectés qui devraient nous permettre de mieux maîtriser les coins cachés de l’immobilier.”